Le slogan « Soutenez la velayat-e faqih pour que le pays ne subisse aucun mal » est-il de l'imam Khomeini ?

La phrase « Soutenez la velayat-e faqih pour qu'aucun mal n'atteigne votre pays » ne figure pas mot pour mot dans les discours et les œuvres de l'imam Khomeini. Il a en revanche tenu, au sujet de la velayat-e faqih (la gouvernance du jurisconsulte religieux), des propos dont le sens rejoint celui du slogan. Trois interventions, toutes prononcées à Qom à l'automne 1979, en attestent.

ID: 86441 | Date: 2026/07/07
Le 19 septembre 1979 (28 shahrivar 1358), devant des officiers, des techniciens homafar, des sous-officiers et des personnels civils de la huitième base aérienne, il déclare : « Je donne l'assurance à tout le peuple et à toutes les forces de l'ordre que si les affaires de l'État islamique sont placées sous la supervision et la gouvernance du jurisconsulte, aucun mal ne sera fait à ce pays. Que les orateurs et les écrivains ne craignent ni le gouvernement islamique ni la velayat-e faqih. Telle que l'islam l'a instituée et telle que nos imams l'ont établie, la velayat-e faqih ne porte préjudice à personne, ne crée pas de dictature et n'entreprend rien de contraire aux intérêts du pays. » (Sahifeh-ye Imam, vol. 10, p. 58)


Le 22 octobre 1979 (30 mehr 1358), lors d'une rencontre avec des représentants de différentes couches de la population et des tribus, il affirme : « N'ayez pas peur de la velayat-e faqih. Le jurisconsulte ne veut pas imposer sa force au peuple. Si un jurisconsulte cherchait à user de la contrainte, il perdrait sa fonction de gouvernance. C'est l'islam qui prévaut : dans l'islam, c'est la loi qui gouverne. Le noble Prophète lui-même était soumis à la loi, à la loi divine, et ne pouvait s'en écarter. » (Sahifeh-ye Imam, vol. 10, p. 310)


Enfin, le 31 octobre 1979 (9 aban 1358), en recevant les familles des martyrs du 5 juin 1963 (15 khordad 1342) et des événements de Bandar-e Anzali, il ajoute : « Donnez votre accord à cette velayat-e faqih. La velayat-e faqih est pour les musulmans un don que Dieu, béni et exalté, leur a accordé. » (Sahifeh-ye Imam, vol. 10, p. 407)


Le slogan tel qu'il circule est donc une reformulation : la formule exacte est absente des sources, mais l'idée qu'elle résume se trouve dans le premier de ces trois discours.