Portail de l’Imam Khomeini : Lorsque le cœur se rapproche de Dieu, il acquiert aussi une profonde sensibilité. L’Imam Khomeini était un homme de Dieu, doté d’un cœur tendre, et cette sensibilité se manifestait plus fortement encore lorsqu’il était question des Imams et des Ahl al-Bayt — que la paix soit sur eux.
Feu l’hodjatoleslam wal-muslimin Ali Davani rapporte à ce sujet :
« J’ai vu à de nombreuses reprises l’Imam assister à des cérémonies de deuil organisées dans les maisons de certains savants religieux ou dans la mosquée située près du sanctuaire de Hazrat Massoumeh — que la paix soit sur elle.
Les personnes présentes réagissaient aux paroles du prédicateur selon leur sensibilité et selon le ton de son intervention, qu’il fût agréable ou sévère, triste ou parfois humoristique.
Certaines souriaient, d’autres riaient. D’autres encore, touchées par les passages douloureux, hochaient la tête et pleuraient à voix basse ou à haute voix.
L’Imam, en revanche, restait toujours assis dans le calme, sans manifester de réaction particulière. Il se contentait d’écouter, ce qui suscitait véritablement l’étonnement de ceux qui l’observaient.
Mais dès que venait le moment d’évoquer les épreuves et les souffrances des Ahl al-Bayt, il sortait un mouchoir de sa poche et se mettait à pleurer involontairement.
Je le voyais parfois maintenir son mouchoir contre sa bouche tout en écoutant les paroles du prédicateur ou du récitant des lamentations. De grosses larmes coulaient alors continuellement de ses yeux.
On peut dire que, de même que l’Imam faisait preuve d’une endurance et d’une maîtrise de soi exceptionnelles face aux événements, aux paroles et aux scènes ordinaires, ses pleurs devant les souffrances des Ahl al-Bayt étaient également plus intenses que ceux des autres personnes présentes. »
Extrait de l’ouvrage Enseignements tirés de la conduite de l’Imam Khomeini, volume 3, pages 30 et 31.