Le ministère iranien du Renseignement détaille l’affaire des diplomates français et met Paris en garde contre toute ingérence

Dans un communiqué, le ministère iranien du Renseignement affirme avoir découvert la présence illégale de deux diplomates français lors d’une opération judiciaire liée à une affaire d’« infiltration et d’ingérence étrangère ». Selon le ministère, ces diplomates auraient eu des antécédents de violations des lois nationales et des obligations diplomatiques. Téhéran accuse également la France d’avoir mené des activités visant à établir des réseaux d’influence et d’intervention dans les affaires intérieures iraniennes. Paris est appelé à renoncer à toute tentative d’ingérence et à adopter une approche différente dans ses relations avec l’Iran.

ID: 86891 | Date: 2026/08/15

Le ministère iranien du Renseignement a publié des précisions concernant l’affaire impliquant deux diplomates français, affirmant qu’ils étaient liés à des comportements considérés comme contraires aux lois iraniennes et aux engagements diplomatiques.


Dans son communiqué, le ministère indique que ses services, lors du traitement d’un dossier important lié à une affaire d’infiltration et d’ingérence étrangère, ont découvert la présence illégale de deux diplomates français sur le lieu d’un rendez-vous clandestin alors qu’une opération judiciaire était en cours.


Après vérification de leur identité et constatation de leurs « antécédents de violations importantes », les autorités iraniennes affirment avoir informé le ministère des Affaires étrangères avant que les diplomates concernés ne soient remis à l’ambassadeur iranien en France par l’intermédiaire de la police diplomatique.


Des accusations d’ingérence et d’infiltration


Selon le ministère iranien du Renseignement, les autorités avaient choisi de ne pas rendre immédiatement publique cette affaire afin de poursuivre leurs investigations et d’examiner les documents et éléments recueillis lors de l’opération.


Le communiqué affirme que des responsables français auraient ensuite lancé une campagne médiatique destinée, selon Téhéran, à détourner l’attention des faits reprochés.


Le ministère déclare que l’analyse préliminaire des documents saisis aurait révélé l’existence d’un projet visant notamment à développer des réseaux d’influence, établir des contacts clandestins à l’intérieur et à l’extérieur du pays, et préparer des actions contre l’indépendance de l’Iran.


Téhéran demande des explications à Paris


Le ministère iranien affirme également que certains documents liés à ce projet porteraient la signature de l’ancien ambassadeur de France en Iran.


Selon le communiqué, le gouvernement français devrait donc répondre aux accusations formulées par Téhéran et fournir des explications sur ces activités présumées.


Le ministère estime que ces actions constitueraient une violation des lois iraniennes et du cadre diplomatique, particulièrement dans le contexte actuel de tensions internationales.


Il avertit que l’Iran n’autoriserait pas ses représentants diplomatiques étrangers à mener des activités considérées comme illégales ou comme une intervention dans ses affaires internes.


Appel à un changement d’approche dans les relations franco-iraniennes


Dans la dernière partie de son communiqué, le ministère iranien du Renseignement critique la politique française à l’égard de l’Iran et appelle Paris à revoir son approche.


Il affirme que la France devrait consacrer davantage d’efforts aux problèmes internes et aux besoins sociaux de sa propre population plutôt que de mener, selon lui, des actions d’ingérence dans les affaires d’autres pays.


Le communiqué invite également Paris à rechercher une nouvelle voie pour améliorer son image auprès de la population iranienne, en abandonnant ce que Téhéran présente comme une politique fondée sur les sanctions, l’ingérence et l’influence clandestine.


Le ministère précise enfin que l’enquête sur cette affaire se poursuit et que de nouvelles informations seront communiquées ultérieurement.