La fermeture du détroit d'Ormuz a coûté 90 milliards d'euros supplémentaires à l'Union européenne

L'Union européenne a supporté 90 milliards d'euros de dépenses supplémentaires pour ses importations de combustibles fossiles depuis le début des perturbations liées à la fermeture du détroit d'Ormuz, selon la Commission européenne.

ID: 87390 | Date: 2026/09/16

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a confirmé ce chiffre mercredi devant le Parlement européen. Elle a expliqué que cette hausse de la facture énergétique n'avait apporté aucune quantité supplémentaire d'énergie aux Européens. Le discours officiel de la Commission précise que les importations de combustibles fossiles ont coûté 90 milliards d'euros de plus à l'UE depuis le début du conflit et la fermeture du détroit.


La hausse des prix de l'énergie pèse sur l'économie européenne


Cette déclaration intervient alors que les prix de l'énergie restent élevés en Europe, en particulier ceux du gaz. Cette situation accroît la pression sur les ménages et les entreprises, déjà confrontés à une augmentation des coûts de production.


Les marchés européens du gaz ont connu une nouvelle poussée en septembre. Le 14 septembre, le prix du gaz sur le marché européen a dépassé 1 000 dollars pour 1 000 mètres cubes, un niveau qui n'avait plus été atteint depuis décembre 2022. Les contrats à terme sur le gaz restent également sous pression en raison des tensions sur l'approvisionnement et des incertitudes géopolitiques.


La perturbation des flux de gaz naturel liquéfié en provenance du golfe Persique contribue à cette tension. La fermeture du détroit d'Ormuz a fortement réduit le trafic maritime sur cette voie stratégique, qui assurait auparavant le passage d'une part importante des échanges mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié.


Bruxelles veut réduire sa dépendance aux énergies importées


Face à cette situation, Ursula von der Leyen a appelé l'Union européenne à accélérer le développement de ses propres sources d'énergie.


La présidente de la Commission a notamment cité les énergies renouvelables, le nucléaire et le biométhane. Bruxelles souhaite réduire la dépendance européenne aux combustibles fossiles importés et renforcer la production énergétique sur le territoire de l'Union.


Selon le discours de von der Leyen, l'Europe doit désormais investir davantage dans une énergie produite localement et à un coût plus abordable. La Commission vise également une augmentation de la part de l'électricité dans la consommation énergétique européenne d'ici 2040.


Le gaz russe et les perturbations dans le Golfe compliquent la situation


L'article souligne également que les difficultés actuelles interviennent alors que l'Europe poursuit sa politique de réduction de sa dépendance au gaz russe. Dans ce contexte, les perturbations des livraisons de gaz naturel liquéfié depuis le golfe Persique réduisent les possibilités d'approvisionnement disponibles.


Selon le texte, la combinaison de ces facteurs augmente les coûts de production et pèse sur la compétitivité de l'industrie européenne.


Les dernières données de marché montrent effectivement une forte tension sur le gaz européen, liée notamment au niveau des stocks, à l'approche de l'hiver et aux perturbations des flux énergétiques provoquées par le conflit au Moyen-Orient.